Introduction

Derrière ce titre très putaclic se cache un problème de fond réel : BEAUCOUP d’éleveurs sont « hors-la-loi ».

Dès lors que l’on demande sur un groupe (Facebook ou même dans la vraie vie), quel élevage les gens conseillent, le débat tourne souvent à l’affrontement des idées. Nous avions déjà la géguerre entre les BARFeurs entre eux. Nous avions la même chose dans le camp des croquettes. Voici le tour des éleveurs.

Alors soyons clairs, nous n’allons parler ici que des (vrais) éleveurs professionnels. De ceux qui font plus d’une portée par an (car sinon, je serais aussi un professionnel du BTP, un professionnel de l’électricité, un professionnel de la pâtisserie… Bref vous voyez l’idée ;p). Je ne dis pas que les autres ne sont pas utiles, ils ont leur rôle à jouer mais ce sera abordé dans un autre article plus orienté génétique et gestion de cheptel.

Sur notre site, nous n’avons référencé que peu d’éleveurs :

https://1001nordiques.com/communaute/professionnels-du-monde-canin/

Mais pourquoi donc puisque c’est gratuit ? Avec une communauté de 20 000 membres en 2020, nous pensons à croire que l’activité sur nos groupes est un point de passage important. Pourtant peu d’inscrits. Suivez-le guide pour comprendre ce qu’il se passe réellement.

La sélection des éleveurs

Pour prétendre à une place sur notre site, chaque éleveur doit répondre à un certain nombre de critères. Et comme nous ne croyons plus au Père Noël, nous vérifions chacun de ces critères. Les arnaques sont tellement nombreuses que les gens deviennent méfiants et ils ont raison.

  • L’éthique

C’est le mot d’ordre. Cela étant, chacun a ses opinions et sa vision de l’élevage et de la race mais une certaine éthique est obligatoire pour passer le premier palier. Donc si vous êtes un éleveur et que les chiens sont en Julius K9 même en simple marche, c’est refusé directement et nous vous conseillons de relire notre article sur les dangers de ce harnais. La tolérance a des limites. Un éleveur consciencieux ne peut pas informer correctement un adoptant s’il ne connaît déjà pas la base.

Libre à chacun ensuite d’accepter les conditions propres à chaque élevage comme le « chiot à options ».

  • La production

Alors là, on touche un point sensible, chacun avec sa propre vision. Mais dès que l’on parle de chiffres, on perd les ¾ de l’auditoire. Parce que si 2 éleveurs produisent le même nombre de chiots, ils n’ont pas forcément le même nombre de femelles. Il ne faut pas être borné à ne regarder qu’un chiffre, il faut voir cela comme un tout. Mais nous reparlerons de cela très bientôt aussi avec des chiffres qui devraient surprendre plus d’une personne. Au-delà de 150 chiots, on commence à regarder de plus près.

  • Multi-races or not multi-races ?

Je me tue à le dire, tout n’est pas blanc ou noir, ce sont juste des nuances de gris (qui a dit 50 ?). Un éleveur qui fait du samoyède + malamute + husky me choquera moins qu’un éleveur qui fait husky + chihuahua + berger. Pourquoi ? Parce qu’il y a des similitudes entre les races nordiques.

Mais si on arrive à plus de 4 races, il faudra avoir un dossier en béton pour ne pas avoir de refus.

  • Proposer uniquement des chiens nordiques inscrits au LOF.

Allez, ne soyons pas sectaires, on peut l’étendre au groupe 5 mais pas au-delà, cela n’aurait que peu de sens. Souvenez-vous que le but du LOF est l’amélioration de la race (on pourrait en douter parfois en effet…)

Les papiers administratifs requis

Nous avons fait le choix d’être ultra restrictif sur les documents que nous demandons. C’est volontaire et pleinement assumé. Notre rôle est d’orienter les adoptants vers des professionnels sérieux. Si l’administratif n’est pas carré, comment le reste pourrait l’être ?

  • Fournir le récépissé de déclaration d’activité d’élevage

C’est un peu la base. Ce document indique que l’on a bien été déclaré son activité auprès de la préfecture (ou sous-préfecture) de son département. Ce document est accompagné d’un document de l’INSEE comportant le numéro de SIRET. Mais cela n’est pas suffisant.

  • Disposer d’un affixe d’élevage

Un éleveur professionnel doit disposer d’un affixe d’élevage. Il permet de tracer sa production au niveau mondial. La demande d’affixe passe donc par une vérification qu’aucune autre personne sur la planète n’utilise un nom identique ou trop similaire.

  • Fournir une attestation d’assurance couvrant les risques PROFESSIONNELS

Eh oui, en tant que professionnel, il est obligatoire de souscrire à une assurance… Professionnelle. Vous êtes amené à recevoir du public et non plus des amis. En cas de pépin, l’assurance pourrait se soustraire à son rôle et poursuivre le contractant du contrat d’assurance pour fausse déclaration. Nous avions contacté un assureur il y a quelques temps pour écrire un article complet sur ce thème.

  • Et à venir

Car oui, il manque encore des documents comme le CCAD qui devrait rejoindre la liste.

Oui mais pourquoi ?

Vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui ont promis de nous communiquer ces documents. Car soyons clair, il n’y a rien de confidentiel et n’importe qui peut les obtenir. Voici un petit best-of des excuses que nous avons reçues :

  • « J’ai perdu l’un des documents ». (C’est dingue le nombre de personnes qui déménagent…)
  • « Je t’envoie cela tout de suite ». (J’ai fini par prendre racine depuis 2 ans pour certains…)
  • « Hors de question, c’est confidentiel ». (Non, ça ne l’est pas. Quelque chose à cacher peut-être ?)
  • « L’assurance professionnelle me coûte trop chère, j’ai préféré l’arrêter ». (Comme ça, si un client tombe et se casse une patte, tu vas pleurer jusqu’à la fin de ta vie vu comment les gens deviennent bêtes et procédurier…)
  • « Je n’ai pas besoin d’être référencé car j’ai déjà mon réseau d’amis qui me suffit ». (mouais… pas très crédible mais admettons.)

Conclusion

J’espère que cela vous aidera dans vos choix en fonction de vos critères ou vos priorités mais vous voilà prévenus.

Avis aux éleveurs présents sur nos groupes, mettez-vous en conformité avec l’administration, faites-nous parvenir les documents demandés. Cela prouvera votre transparence, vous démarquera des autres éleveurs « hors-la-loi » et permettra petit à petit d’assainir le métier.


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