Nous continuons notre exploration des parcs animaliers avec le Spaycific’Zoo et le BioParc. C’est un endroit que j’ai visité il y a tout juste 10 ans. Durant ces années, il s’est passé tellement de choses alors suivez le guide.

Le parc d’Ecouves

Implantation

Plan du parc animalier d'Ecouves (61)Le département de l’Orne regorge d’endroits perdus au milieu de la pampa. Le parc se trouve dans l’un d’eux justement mais la route est très bien indiquée.

L’accès au parking grimpe un peu et les intempéries ont bien raviné le sol donc évitez les véhicules customisés trop rabaissés si vous ne voulez pas y laisser le pot d’échappement et les bas de caisse.

La philosophie

Je crois qu’un pensionnaire n’est pas du bon côté… Mais visiblement, il n’en est pas à son coup d’essai.

Lors de ma première découverte de ce lieu, tout était encore très frais. Les quelques vidéos que j’ai retrouvées dans mes archives en témoignent. Et je ne parle même pas de la qualité d’image. 10 ans, c’est la préhistoire du numérique mais revenons au sujet principal.

Initialement, les animaux présents étaient des petites espèces menacées et des animaux de ferme. A l’instar du BioParc, il a fallu se lancer, avoir les retours des visiteurs, saisir les opportunités pour ensuite définir les ambitions.

Ici, pas de « bling-bling », pas d’effet de mode. Tous les animaux ne sont pas en voie d’extinction. Fort heureusement, l’homme n’a pas encore réussi cela. Ils n’en sont pas moins attendrissants.

Les activités et animations

Nous n’avons pas vu les annonces d’activité et d’animation. Ce n’est qu’après que nous avons découvert celle du jour avec les dromadaires.

Une des activités phare reste le fameux sésame ‘Soigneur d’un jour’. Elle permet, pendant près de 3 heures, d’accompagner l’équipe lors leurs tâches quotidiennes au plus près des animaux.

La restauration

C’est un petit parc familial, loin des chaînes de restauration. Cela n’empêche pas pour autant de disposer de nombreuses tables pour pique-niquer. Donc, si vous oubliez votre repas sur la table de la cuisine, il vous faudra trouver une solution de remplacement. La boulangerie la plus proche est quasiment à l’entrée de Sées à 4 km.

Les animaux

Le chien viverrin

Le chien viverrin, discret et timide

Après la visite du BioParc qui m’a laissé un effet « waouw », ma plus grande déception est la quasi-absence de zone d’immersion. C’est vraiment dommage car de nombreux animaux présents sont demandeurs au-delà des animaux de ferme.

Le site internet ne détaille pas la liste de tous les pensionnaires. Oui c’est un travail important pour un webmaster mais c’est un point important pour l’information du public.

Les oiseaux et canards

Nous avons pu voir plusieurs volières le long du parcours. Elles sont plutôt bien conçues mais je ne peux les trouver que trop petites par rapport à mon précédent numéro. Alors oui, les 2 parcs ne sont pas comparables. L’un existe depuis plus de 50 ans et l’autre pas encore 15. Le billet de l’un coûte entre 2 et 3 fois celui de l’autre. Les moyens ne sont pas les mêmes mais mince, c’est agaçant de constater que la réalité économique est encore le mauvais ami.

Au tout début du parcours, une petite perruche bleue m’a fait de l’œil. Cependant, un panneau de rappel à l’ordre indique de ne pas y mettre les doigts. (Certains me rappelleront le nom de son espèce car je suis un pur novice en ornithologie.).

Il y a eu aussi le canard mandarin paré de ses jolies couleurs. Mais la star, c’était le faisan doré à qui l’on octroie une ressemblance avec la description faite du phénix sur les écrits il y a près de 2000 ans.

Le cacatoès à huppe jaune, comme beaucoup d’animaux à la mode en Europe occidentale, a été victime de nombreux trafics. Orchestrés par des mafias locales de leur pays d’origine, ce sont bien souvent des paysans qui font la basse besogne pour ramener quelques sous en plus pour leur foyer.

Les mammifères

les daims s'approchent facilement des visiteurs

les daims s’approchent facilement des visiteurs

Plusieurs enclos accueillent des animaux de ferme. Chèvres, mouton, lapins… Bizarrement, ils connaissent parfaitement le petit sachet de granulés que l’on peut acheter à l’accueil pour les nourrir.

La cohabitation inter-espèces peut vite devenir un vrai casse-tête mais c’est pour moi un point indispensable aujourd’hui. La fusion de parcs permettrait d’agrandir le territoire de plusieurs animaux comme le cochon Kune-Kune ou le chien viverrin que j’ai découvert.

Les daims et les cerfs Sika sont aussi très câlins dès lors que l’on a un peu d’herbe à leur donner. Même le yak qui en impose.

Les chiens loups tchécoslovaques

Présents au nombre de 3, nous avons passé un certain temps à les observer. Ils ont été placés en retraite ici ce qui n’est pas courant. En effet, il s’agit d’une espèce de canidé domestique malgré son hybridation originelle.

La meute était très souvent en mouvement pour nous éviter. La chef de meute nous a d’ailleurs fixé du regard assez régulièrement. Fins et élancés, ils n’ont même pas terminé leur ration de BARF comme quoi, ils peuvent se réguler d’eux-mêmes avant de devenir gras comme des cochons. D’ailleurs, les parcs les plus proches hébergent des chèvres, des cochons et des furets. L’odeur doit leur chatouiller les naseaux parfois.

Lors de notre observation, il y avait ces 3 jeunes enfants qui regardaient les loups d’une des passerelles d’observation. La plus grande essayer d’effrayer ses cadets avec cette vieille légende du loup mangeur d’enfant pas sage. Mais le petit dernier ne s’est pas laissé démonter pour autant. Il lui a rétorqué qu’ils étaient trop haut pour que les loups puissent les atteindre.

Mon coup de coeur

Le parc des ratons laveurs

Le parc des ratons laveurs

Ah, les ratons-laveurs. Dans l’indice de mignonitude, ils sont pas mal du tout. Leur parc est construit avec plusieurs passerelles, une fosse, des cabanes. On aurait envie de remonter les manches pour pousser les murs, leur faire un bassin, redisposer certaines pierres juste pour le plaisir des yeux.

Comment ne pas craquer devant ces boules de poils avec leurs 2 petites billes marron qui vous regardent ?

La reproduction

Bien entendu plusieurs animaux se reproduisent naturellement. Il suffit de lire les panneaux accrochés aux enclos pour en apprendre davantage. Nous avons pu voir des marcassins et des poulains. D’autres naissances sont attendues.

La boutique

La boutique du parc animalier d'Ecouves pour soutenir l'établissement

La boutique du parc animalier d’Ecouves pour soutenir l’établissement

Comme tout parc animalier, une boutique termine le parcours. C’est aussi une façon de soutenir leur activité quotidienne. De la bière locale d’Ecouves en passant par les mugs, de 7 à 77 ans vous trouverez votre bonheur. J’en profite pour signaler certaines peluches peu représentées habituellement comme le bison, le renne ou le paon.

Le mot de la fin

La journée était ensoleillée et nous avons passé une après-midi fort sympathique où nous avons pris beaucoup de plaisir.

Je trouve que certains parcs mériteraient d’être davantage mis en valeur avec plus d’éléments de décors naturels. Entre les nombreuses pierres présentes sur le site, les arbres et le dénivelé, c’est un énorme potentiel qui sommeille.

Comme j’aime bien pinailler sur des détails parfois, la police d’écriture des panneaux d’information sur les animaux est trop exotique à mon goût ce qui m’a rendu la lecture parfois difficile. Mes yeux n’ont plus 20 ans ;p. Une indication claire sur les parcs où il est possible de nourrir les animaux serait un plus appréciable. En effet, je n’ai pas compris pourquoi les rennes n’avaient pas droit aux granulés. Après tout, ils appartiennent à la même famille des mammifères ruminants que les chèvres ou les moutons.

Ils viennent d’acquérir 6 hectares supplémentaires pour réaliser une grande plaine européenne. Nous allons suivre cela de près.

Il est important de faire un petit rappel sur les espèces invasives. Généralement importées par l’homme, les particuliers croient à tord que relâcher l’animal qu’ils ne veulent plus sera une libération. Cependant, ce geste anodin a parfois un impact fort sur l’écosystème en place. L’écrevisse américaine, l’écureuil gris, le ragondin ne sont que quelques exemples. Voici quelques exemples supplémentaires sur l’introduction d’oiseaux exotiques sur notre territoire.

Les +

  • La présence d’animaux peu représentés ailleurs comme le bison et autres cervidés.
  • Des animaux locaux ou des informations dessus (comme les rapaces).

Les –

  • La taille de certains parcs trop petits.
  • L’absence de grands parcs d’immersion.
  • L’absence de restauration sur place (qui peut freiner certaines personnes).

Crédit(s) :

Source(s) :

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Categories: Zoo

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