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Après cette annonce tonitruante, enfin c’est l’effet que cela a eu dans mon cerveau. Le vétérinaire m’a conseillé de contacter l’éleveuse pour trouver un arrangement si je voulais réaliser l’opération ou lui restituer le chien… Lui rendre Ontario pour un défaut de descente de testicule, il n’est pas un peu fou lui ? J’ai donc pesé le pour et le contre tout le long du retour à la maison. Les avantages, un husky qui ne disparaîtrait pas de ma vie trop tôt, comme Inuit. Les inconvénients : ma peur qu’il ne reste sur la table…

 

Ma décision est prise

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Après avoir discuté avec mon chéri, qui bizarrement ne m’a pas demandé de le rendre et de casser la vente. Nous prenons donc la décision de l’opérer. Allez savoir pourquoi, sans doute le fantôme d’Inuit toujours présent entre les murs de mon véto, je décide de le faire opérer chez la vétérinaire de l’éleveuse. 1 h 30 aller, 1 h 30 retour. Parfois, je me demande quel petit poids je laisse baguenauder dans ma tête. Mais je ne veux pas, j’ai trop peur, j’en ai déjà perdu un dans ce cabinet. Une petite voix me soufflait de préférer celui de l’éleveuse. Rendez-vous un samedi, j’emmène Ontario, je suis mortifiée de le laisser sur la table, et de lui ôter la chance de se reproduire. Seulement entre un cancer et un chien, mon choix est vite fait. Au moment de le confier pour l’opération, j’hésite, je ne la connais pas, c’est peut-être un charcutier, qu’est-ce que j’en sais ?

 

Ouf, l’opération s’est bien déroulée

 

J’ai de mauvaises habitudes dans ma vie, je me souviens que le paquet de cigarettes avait singulièrement réduit pendant que je patientais à l’extérieur du cabinet, dans une ville tellement inconnue que j’en ai même oublié son nom. Je me rappelle que la vétérinaire était ravie comme si elle venait de pratiquer sa première opération. Tellement contente qu’elle voulait absolument me montrer que les testicules retirés ne présentaient aucun signe de cancer. J’avoue, non pas que je m’en moquais, mais que si je ne suis pas chirurgienne, c’est surtout parce que la vue du sang et tout et tout, ce n’est guère ma tasse de thé.

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Elle a mis quelques minutes à comprendre que ce n’était pas un désintérêt pour mon chiot. Mais qu’elle me mettait plus que mal à l’aise. Elle m’expliqua que lorsque j’arriverais à la maison, il serait sonné encore une heure. Elle me conseilla également de l’attacher à l’extérieur, puisque je n’avais ni cage ni lieux où les enfants ne pourraient venir le déranger. Je me suis finalement rangée à son idée en arrivant. De toute manière, il faisait chaud, on avait donc ouvert la salle à manger.

 

Allo docteur on a un problème

 

En fait, j’ai un sens de l’orientation déplorable. J’aurais dû arriver chez nous à 16 h, mais je n’y parvins qu’à 17 h et Ontario était toujours étourdi ! Là, je n’étais pas inquiète, j’étais terrifiée et désemparée. « Allo, docteur, je suis désolée, mais vous m’avez dit vous appeler s’il était encore ko après 17 h et il l’est, qu’est-ce je fais ? »…. Silence de quelques minutes, elle réfléchit, sait que le temps que je revienne, il sera 18 h 30. Autant dire que si c’est grave, elle est forcément trop loin et l’on n’affrète pas un hélico pour un chien… « Mettez une cuillère de café dans sa gamelle d’eau, pas plus, et forcez-le à boire. Si vous n’y arrivez pas, passez quelques gouttes dans ses babines. »

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C’est dans ces moments-là qu’on se dit :

  • Le téléphone sans fil c’est génial
  • Du café pour un chien, eh, si moi ça ne me réveille pas le matin comment voulez-vous que…

« C’est bon docteur, il est réveillé. Merci docteur, merci ! »

Je n’ai jamais redonné de café à Ontario depuis, c’est vrai que cela n’a pas mis 5 minutes à le réveiller ! J’étais super contente de le retrouver, en vie, je venais d’avoir, quoi, la troisième peur de ma vie rien qu’avec lui : balaise le toutou ! Et j’étais aux anges. Sauf que… Ontario n’était pas ravi, il m’a regardé d’un air plein de reproches : » Pourquoi tu m’as fait ça ? ». Nous n’en avons jamais reparlé lui et moi, j’espère qu’il m’a pardonné.

 

Un été sans soucis, enfin !

 

Contrairement à nous, les animaux se remettent bien plus vite, ou ils sont moins douillets, je ne sais pas. Dès le lendemain, nous avons pu reprendre nos balades à pieds. Mais le temps était venu d’apprendre à accepter le harnais et de savoir se démêler seul d’une laisse.

Pour la défense de mes huskys, ce n’est pas qu’ils étaient gros et gras, pas souple, c’est qu’invariablement, je me trompais de sens pour enfiler le harnais… Bah quoi ! Personne n’est parfait, je vous rappelle que ne sachant faire la différence entre ma droite et ma gauche, on peut tout à fait me pardonner d’avoir des soucis avec les harnais, non, mais !

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Ontario n’a jamais eu peur du harnais, par contre, je voyais à sa tête que je n’étais pas douée. Pour le moment, je m’entraînais à lui passer le vieux harnais d’Inuit, mais c’était un crève-cœur pour moi. J’attendais avec impatience qu’il grandisse pour lui acheter le sien, j’en avais repéré un tout beau avec de la moumoute sous les « sangles » pour ne pas abîmer son magnifique poil. Il n’était pas donné, mais c’était le parfait harnais pour lui.

Les mauvaises habitudes se prennent tôt

Ontario avait pris lui aussi de mauvaises habitudes, pour faire le ménage et laisser sécher ma maison, je l’attachais à l’avant de la maison, le temps que cela sèche. Ne voilà pas que monsieur y a pris goût, il adorait être là, caché derrière deux troènes qui lui apportaient ombrage et fraîcheur. Il observait les gens, se faisait câliner par les enfants ou restait discret lorsqu’il voulait épier. Le faire rentrer devenait même compliqué. Par contre, interdiction de fermer la porte d’entrée, il désirait tenir un œil sur nous et le second sur les passants.

Alors, oui, je sais, ce n’est pas bien d’attacher son chien ! Pourtant, je vous assure qu’avec 2 à 3 heures de promenades par jour, il n’était pas malheureux et que nous passions beaucoup de temps en câlins, là, tranquille tous les deux. Et même s’il râlait pour rentrer, quand il faisait trop chaud, ou que le soleil battait son plein, je le gardais au frais, avec nous.

 

Et vos chiens, qu’elles sont leurs inexplicables marottes ? Avez-vous aussi dû tester le café comme réveil express d’une anesthésie trop forte ?

 

Crédit image : unsplash-logoJaanus Jagomägi

Catégories : Mode de vie

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