J’ai fort heureusement trouvé d’autres manières, les enfants plus grands, pour leur faire découvrir les batraciens… des bois. Évidemment, Ontario nous accompagnait durant ces promenades.

Et là, pas de souci de chiens qui se servent de leurs fesses pour vous jeter à l’eau puisqu’il baguenaudait sans laisse. Heureusement, avec les loupiots, il ne s’éloignait pas trop et ne courait pas trop non plus derrière les grosses bêtes des bocages.

Mais je veux vous parler de cela aujourd’hui : en fait, je vais vous entretenir de la télévision et de nos chiens…

Télévision et chiens font-ils bon ménage ?

Comme nos enfants, nos huskys et animaux de tous poils — pour les NACS, je ne sais pas —, ils prennent la mauvaise habitude de profiter de nos instants devant le téléviseur. Toutefois, certains semblent plus intéressés que d’autres par le petit écran.

Qui n’a pas vu son chien s’énerver ou geindre devant l’image d’autres canidés lève le doigt ? Qui ne l’a pas vu s’extasier ou s’agiter devant une bande de chats maléfiques, ou de chatons tout mignons ? Même punition ! Pire certains regardent vraiment l’émission, assis droit comme des « i » sans même sourciller ni remuer la queue ! Et si par malheur votre doigt dérape sur la télécommande, changeant le programme, un regard appuyé de leur part vous intime sans ambages que, eux, ils suivaient !

Fasciné par la télé ou par une friandise ?

Je ne sais pas comment ils interprètent ce qu’ils aperçoivent. Cependant Ontario n’a pas fait exception à la règle du chien toxicodépendant à la lucarne. Il aimait surtout les programmes sur la nature, dont j’étais très friande à l’époque.

Vous souvenez-vous de « Chasses et Pêches » ? Je n’étais pas particulièrement fan. Insomniaque, immanquablement je subissais certains épisodes, parce que c’était le moins mauvais à regarder. Je vous jure que lorsqu’il entendait la célèbre intro, Ontario rappliquait en un éclair pour voir quel animal on chassait cette nuit. À moins que ce ne fût pour observer les aboyeurs et apprendre des techniques de louveterie. Il ne me l’a jamais dit. Quand c’était la pêche, dépité, il retournait se coucher.

Faites attention avec vos chiens, ne regardez pas n’importe quoi, ça leur donne des idées !

Un soir comme les autres, les enfants étaient déjà devenus plus grands pour l’aînée, on choisit en famille le programme télévisé. Je ne vous révèlerais pas le titre de ce reportage. Je viens en effet de passer très exactement une heure à le rechercher sur la toile. Je suis même allé jusqu’à fouiller les archives de l’INA, c’est vous dire ! Du coup, j’espère que vous n’êtes pas trop frustrés ! Je le suis complètement…

Enfin bref, tous les 4 installés à regarder le petit écran et toutou au pied du canapé, nous admirions les mœurs étranges des animaux sauvages. Le reportage s’égrène, apportant son lot de surprises sur les drôles d’habitudes des mammifères de la planète. Soudainement, Ontario se relève et s’assoie, fort fasciné par la scène : un singe lèche avidement une sorte de chenille. C’était la section les animaux dans la nature et la drogue… Le passage sur le primate terminé, il se recouche et plonge dans le sommeil. Ce passage fini, tout le monde au lit. Je me dis quand même, « on a de la chance, dans nos contrées, pas de larves ou de fruits avec lesquels nos animaux pourront se droguer ». Ouf !

Non, vraiment croyez-moi : méfiez-vous de vos chiens ! Surtout s’ils sont nordiques, les programmes télévision, ils regardent et ils apprennent de ce qu’ils voient. Sinon comment expliquez-vous ce qui va suivre ?

Ontario est un junky !

Quelques jours plus tard, le soleil brillait, c’était l’été, et nous voilà partis pour une promenade. Trop chaud pour une sortie à vélo, ce sera donc la laisse. Comme c’était la petite badauderie : en même temps, elle ne devait pas être si courte. Néanmoins je n’ai pas eu trop le choix, quand j’y pense.

Après 5 minutes de marche, à quelques mètres de la maison, tranquille sous les tilleuls, je me rends compte qu’Ontario mâchonne consciencieusement un truc. « Qu’est-ce tu manges, toi ? ». Il me regarde, l’œil guilleret. « J’espère que ce n’est pas un truc toxique ! » « Crache Ontario ! Fais voir ce que tu manges ! » Il me regarde, goguenard. Il persiste à mastiquer un peu, puis recrache l’objet du délit : un gros ver blanc ! « Non, mais t’es pas bien, toi tu vas plus voir les reportages sur les animaux à la télé, si c’est pour avaler n’importe quoi ! ». Et nous continuons la marche.

Un bol de ver qui aurait plu à Ontario ? Allez savoir !

Sauf qu’après 5 minutes, si nous avions été des personnages de BD, je pense qu’on l’aurait dessiné sur le dos, hagard et bienheureux. Le misérable ! Imaginez-vous seulement promener un chien drogué au speed, hein ? C’est pourtant ce qui m’est arrivé ce jour-là. Rentré à la maison, il n’a point voulu et pas la peine d’insister. En raison de son état, j’ai préféré le laisser devant son perron à voir des papillons comme l’ourson dans l’Ours.

En guise de conclusion

Franchement, on aurait dû prendre une photo, ça valait le coup d’œil, un husky shooté à la larve ! Alors voilà, les programmes télé avec les chiens, c’est comme avec les enfants, nous devons faire attention à ce qu’ils regardent. Donc, si vous craignez qu’il s’ennuie durant votre absence, mettez-lui plutôt la radio. Et surtout, interdisez-lui les émissions en dessous de dix ans !

Je n’aurais jamais cru qu’un ver puisse posséder à la fois ce côté appétissant pour mon chien, et que ses toxines ou principes actifs pouvaient fonctionner dans notre pays. Pourtant, je m’interroge encore : avez-vous vécu une telle expérience avec votre chien ou suis-je la seule ?

 

Crédits images : unsplash-logoJaanus Jagomägi

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