Avec les préparatifs du réveillon, puis le dit réveillon, puis le lendemain du réveillon, Haxo n’avait eu qu’une petite promenade au soir du 25.
En ce matin du 26 décembre je me dis qu’une promenade lui ferait du bien … tout comme moi !

Je décide donc d’aller faire la balade matinale afin d’évacuer un surplus de gras dû à l’absorbion de divers plats chargés en calories et de quelques verres de boissons fermentées engendrant un mal de crane tenace.
9 h 15 nous voilà en route et je me demande si nous allons tourner en rond dans le village ou filer à l’aventure … ?
Dans le doute, et vu la petite pluie fine et froide (c’est pas ce matin que je trouverais des vahinés en train de se doucher dehors 😦 ) j’ai enfilé mes vêtements de rando imperméables (dont ma nouvelle veste) mais au vue des températures j’ai fait l’impasse sur bonnet et gants.
Rapidement je comprends que ça va être une grande et longue balade !
À peine parvenu en bord de champ, Haxo accélère la cadence et m’entraîne hors des sentiers battus (ça fait bien dit comme ça hein ?)

Les aventures de Haxo 5 - Le chevreuil

Le terrain est boueux et je peine à suivre mon gros survolté par le mauvais temps qu’il adore et les odeurs de gibier galopant par là.
À force j’ai comme la sensation d’avoir des enclumes en guise de chaussures, mes mains mouillées me font ressentir un froid que je n’avais pas imaginé et je me dis que j’aurais mieux fait de rester peinard au chaud.

Et mon « Sakapuces » qui avance toujours, zigzaguant au gré des odeurs et des lieux à arroser … Enfin nous rejoignons un chemin praticable et cela va mieux car la pluie cesse et le vent faiblit. Alors on avance, tranquille, et je me permets une tite clop (j’sais, faut pas, c’est pas bon). Mais comme on arrive à une pente en montée (dans l’autre sens elle descend ce qui est quand même dingue non ?) je constate que les pluies ont raviné et que ce chemin habituellement praticable est devenu un bourbier quasi infranchissable, sauf si t’a un Husky qui te tracte … et chose à peine croyable j’en ais justement un ! Bon pour lui c’est simple, pour moi … heu … ça patine comme au JO d’hiver 🙁 Enfin le sommet est proche et je savoure cette ascension réussie comme un alpiniste arrivant au sommet du mont blanc (chacun ses victoires) et on avance de nouveau d’un pas sûr et volontaire … surtout pour lui en fait.

Nous voilà à une bifurcation ou chaque fois il veut aller à droite alors que je lui impose à gauche. Car à droite c’est assez escarpé, boueux, plein de chevreuils et en plus ça nous fait une boucle dans notre boucle qui rallonge le parcours d’au moins ça, si ce n’est plus ! Mais bon, c’est Noel alors …

Forcement c’est là que tout va partir en vrille !

Déjà, revoilà la pluie fine et froide ! Et là, à vingt mètres (ou peut-être 25 mais pas plus de 30 … J’ai l’œil précis !) Donc oui, là, à peine 35 mètres de nous : la famille chevreuils au grand complet ! Je vois bien papa, maman, les 5 enfants et leurs oncles et tantes. Bref la smala en train de brouter peinard sans penser qu’Haxo est peut-être dans les parages … les inconscients !


Heureusement le vent souffle dans notre dos avertissant ainsi les braves cervidés de notre présence avant qu’Haxo ne les aperçoivent. Les voilà qui tournent leurs tètes vers nous et regardent tranquillement ce qui vient perturber leurs festins de fête (faut savoir que les chevreuils fêtent Noel le 26 … le 25 ils sont dans nos assiettes). Discrètement je leurs fais signe de partir voir ailleurs si l’herbe est plus verte et les voilà qui déguerpissent en sautillant et en me laissant admirer leurs popotins blancs !
Évidemment quelques instants plus tard nous approchons de l’endroit et voilà que le flaire du gros lui laisse deviner la présence du gibier tant recherché ! Et c’est parti ! … Mon gros se met à tirer comme un damné, ses pattes patinent dans la boue en soulevant des gerbes de gadoue … et moi bah j’essaie juste de rester sur mes pieds.
On fonce et nous voilà devant une descente étroite et boueuse. Mais le gros ne ralentit pas, il enfonce le champignon et passe la 5eme … Et je me mets à glisser, à chanceler, je me rattrape a une branche, elle casse, j’en chope une autre, mes jambes semblent s’être désolidarisées de mon cerveau, elles cherchent un point d’appui stable en vain. J’ai l’impression de danser le charleston ! Plusieurs grands écarts plus tard nous voilà en bas, là où l’eau de la rivière sortie de son lit recouvre le chemin et je patauge dans une sorte de boue grasse et épaisse. Bon mon loup lui trouve ça normal et facile et continue imperturbablement à « snifer » l’air et le sol. Mais il comprend que c’est raté pour le gibier et se calme. On passe un petit pont et au lieu de continuer droit devant monsieur décide que ce sera plus drôle dans le champ à notre droite. Nous voilà donc dans cette étendue verte entre la rivière débordante et la voie de chemin de fer. Bien sûr, en brave petit toutou soucieux du bien-être de son maître, c’est coté rivière que nous allons patauger ! Haxo se fait une joie d’aller dans l’eau, de se faufiler entre les arbustes et buissons, de tourner autour des arbres emmêlant gaiement sa longe dans tout ce bord… de nature.

Enfin il change de côté, le champ étant en devers nous remontons coté voies SNCF que nous longeons d’un pas enfin tranquille. Pour tout arranger la pluie s’est arrêtée donc … comme je commence à avoir faim j’en profite pour sortir mon Raider (Twix pour les plus jeunes).Comme déjà expliqué dans une autres aventure, toujours commencer par le gauche (celui ou le gamin insupportable se fait scotcher). Une clop plus tard nous continuons car on va pas faire demi-tour maintenant faut pas déconner hein !

Tranquillement nous finissons cette « boucle » en traversant une ruelle du village voisin. Je me dis qu’avec du bol et un peu de chance Haxo va prendre à gauche et que nous serons rapidement rentré … Et bah non !!

La suite suivra plus tard

Categories: Humour

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